Raphaël Vilaut, 17 ans : « Devenir catch-driver, c’est quand même un rêve »

Publié le 17 septembre 2026 à 23:28

À seulement 17 ans, Raphaël Vilaut avance avec ambition, mais sans brûler les étapes. Au sein de l’écurie de Charley Mottier, le jeune apprenti vit désormais pleinement pour les courses. Entre ses premières victoires, son goût pour la tactique et un nouvel hiver qui se profile à Grosbois, il ne cache pas son rêve : parvenir un jour à se faire une place comme catch-driver.

Les chevaux, Raphaël Vilaut les connaît depuis son enfance. Une histoire de famille avant de devenir une véritable passion. « Beaucoup de membres de ma famille sont dans le métier. J’ai vite été dans les écuries et avec les chevaux », raconte-t-il. Pourtant, le déclic n’a pas été immédiat. « Au début, je n’étais pas trop mordu. Il y avait le foot, et puis c’est venu après. »

Aujourd’hui, les choses ont bien changé. « Je vis que par ça. C’est ma passion, je ne fais que ça. » Une passion qui ne s’arrête pas aux seules compétitions. Raphaël apprécie également tout le travail effectué en amont : « J’aime bien entraîner les chevaux le matin. Les mettre au point, faire des petits réglages, c’est quelque chose que j’aime bien. »

En course, ce sont notamment la vitesse et la tactique qui l’attirent. Pas question pour autant de se définir comme un driver forcément offensif ou attentiste. Pour lui, une règle domine : écouter son partenaire. « Il faut s’adapter aux chevaux. Il n’y a pas une seule façon de faire. » Une philosophie qu’il peut déjà appliquer avec des profils très différents : « Je mène un peu de tout, je ne mène pas toujours les mêmes chevaux. »

Lumière Dairpet et un cheval de famille

Parmi ses partenaires, une jument commence toutefois à occuper une place particulière : Lumière Dairpet, avec laquelle il vient de s’imposer à La Capelle. « Je pense qu’elle a vraiment une grosse qualité. J’aime beaucoup cette jument. »

Raphaël garde également une affection particulière pour un cheval de la famille, Gold Mencourt avec lequel il a notamment découvert Vincennes. Un souvenir forcément marquant pour le jeune homme. « C’étaient mes premières à Vincennes. C’est quand même un cheval qui a passé la barre des 350 000 euros de gains. Même s’il est plus sur la fin de sa carrière que sur le début, ça reste un super cheval. Il a des chronos, il a tout fait. On ne peut rien lui reprocher. »

« Catch-driver, c’est quand même un rêve »

À 17 ans, Raphaël Vilaut ne veut pas aller trop vite. Les challenges et les classements sont motivants, mais il refuse d’en faire une obsession. « Il ne faut pas voir que par ça. Il faut se projeter vers le futur. Mais c’est vrai que ce serait cool de gagner le trophée du meilleur apprenti et je vais quand même tout faire pour y arriver. »

Et lorsqu’on lui demande où il aimerait être dans quelques années, la réponse arrive rapidement : « Catch-driver, ce n’est pas facile, mais j’espère réussir à percer. C’est quand même un rêve. Si j’y arrive, ce serait top. »

L’idée de s’installer un jour à son compte existe également. Mais pour le moment, son objectif reste clair : progresser et se faire une place comme pilote.

Cet hiver, une nouvelle étape l’attend avec son retour à Grosbois, où il avait déjà passé une partie de l’hiver dernier. « C’est quand même un environnement extraordinaire. On voit tous les meilleurs chevaux du meeting et puis on apprend des techniques d’entraînement. On travaille différemment. C’est à faire. »

Avec Vincennes en ligne de mire, Raphaël Vilaut poursuit donc son apprentissage. À 17 ans, le chemin est encore long, mais le rêve, lui, est déjà bien défini.


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